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Karaté-Do – définition Kara : mains - Té : vide - Do : voie
Le Karaté-Do est une école de la vie qui conduit au plein épanouissement de l’individu et lui permet le recul de ses limites quotidiennes.
Cet art martial, enseigné de façon rigoureuse, en faisant appel aux techniques zen de la maîtrise de l’esprit et de la respiration, est une voie extraordinaire pour unifier le corps et l’esprit. C’est aussi l’union de la maîtrise de soi à travers une technique de combat.
Cet enseignement est un aspect considérable dans les relations avec autrui et dans l’environnement professionnel, de part l’assurance de soi hors du commun qu’il procure. Il permet de plus d’acquérir une santé et un développement harmonieux et durable du corps.
En dehors de l’immense enrichissement personnel, sur un plan plus pratique, le Karaté-Do est une technique sportive destiné à la compétition débouchant, pour les meilleurs, vers l’enseignement de cet art, ou vers le cinéma à travers des films spectaculaires, ou encore vers des activités dans le domaine professionnel de la sécurité.
Au japon, certaines écoles continuent à pratiquer un karaté digne de ce nom comme cela a été défini plus avant, mais ces écoles se raréfient. En occident, elles sont quasi-inexistantes.
Aujourd’hui, Maître GOUAIDA veut renouer avec le passé ; 6éme Dan de Karaté-Do, école japonaise, disciple des plus grands Maîtres japonais dans le monde : KASE Senseï, ENOEDA Senseï, et SHIRAI Senseï.
Il est bien connu qu’en Occident, on éprouve toujours le besoin de comprendre, de raisonner et d’analyser avec un esprit critique, qualités qui deviennent vite des empêchements irréductibles quand on s’y limite.
Que comprendre si l’on oppose le corps et l’esprit, la technique au spirituel ? Tout enseignement suppose des étapes, des degrés, une lente progression, mais ce n’est pas pour arriver quelque part. Le but est d’atteindre ce moment où la mutation se perd, où l’homme devient son propre maître.
C’est pourquoi, un enseignement traditionnel met l’accent sur la pratique en évitant les explications verbales.
Maître GOUAIDA rejoint là l’essence même des budö traditionnels (bu = guerre et dö = la voie ; en japonais) qui sont une application de l’énergie fondamentale de l’univers. C’est la voie vers la perfection en passant par trois étapes : la simplification, l’esthétique et l’efficacité.
Un enseignement traditionnel n’a rien à voir avec les mythes modernes du super-homme, du casseur irrésistible, qui sont une invitation dangereuse où l’être implose littéralement. Même si de tels êtres deviennent des idoles commerciales, que l’on propose à l’admiration du public, ils n’en restent pas moins des pantins animés d’énergie et de pouvoirs factices, qui pour n’avoir pas été réellement assimilés, se retournent fatalement contre eux.
Le Karaté-Do n’échappe pas à la sagesse universelle dont la finalité n’est ni la rétraction, ni l’assèchement de l’être, mais sa plénitude et son harmonie avec l’univers.
L’instruction prodigué par Maître GOUAIDA est basé sur cette idée force : la pratique dure, celle qui est l’apprentissage des techniques essentielles, alliée avec la pratique souple, comme le mouvement doit être l’expression du souffle.
A partir du moment où la pratique est unilatérale, il y a blocage et un jour ou l’autre : accident.
L’enseignement de Maître GOUAIDA est une synthèse personnelle qui l’a conduit à épurer, éclairer et dégager le noyau fondamental du Karaté-Do, sans y ajouter de techniques personnelles inutiles.
Le Karaté-Do repose sur plusieurs principes fondamentaux.
En tout premier lieu : le KI (énergie).
L’esprit et le corps sont apparemment deux entités distinctes. Si l’esprit commande le corps, la réalisation intérieure, l’efficacité réelle, l’accomplissement de toute action dépend de l’union du corps et de l’esprit. L’énergie qui réalise cette union se nomme le KI.
Le Ki obéit à l’esprit qui peut l’orienter, la concentrer sur un point, la faire circuler, etc…
Il n’y a donc aucune chance de progresser dans cet art martial sans maîtriser le Ki.<
En second lieu : le HARA.
Comment fixer le Ki ? Comment apprendre à le sentir ? Comment l’exercer, le projeter ?
La maîtrise de cette énergie passe par le HARA. La maîtrise du Hara se passe souvent, à tord, par la maîtrise du ventre. Le Hara est une zone du corps qui est le centre d’une énergie diffuse qui se situe à 2 cm au-dessous de l’ombilic : le TANDEN.
C’est le centre d’équilibre du Ki, c’est à dire de toute l’énergie vitale du corps. Sa bonne connaissance seule permet la coordination mentale et physique, sans cette coordination, toute puissance est momentanée et illusoire.
Le rythme : Tout mouvement est rythme. Si le rythme est perçu, on peut ressentir ce qui est contraire au rythme, ou ce qui va dans son sens. Ce sens nouveau devient comme un maître spontané. Le rythme juste exprime la proportion et l’équilibre. Le travail sur les rythmes est une des règles fondamentales du Karaté-Do.
L’énergie consciente est le développement des pouvoirs. L’énergie en elle-même n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle est avant tout ce que le mental et la conscience profonde en font. Si le mental est positif, l’énergie deviendra créatrice et positive. Si le mental est mauvais, il développera une énergie négative et destructive.
Le KIAI : Comme tout les arts martiaux, le Karaté-Do possède un cri particulier « KIAI », qui est une brusque libération de l’énergie. Un Kiai bien exécuté provoque pendant une fraction de seconde une inhibition de l’adversaire. Ce Kiai doit partir du Hara et en aucun cas de la gorge. C’est seulement sous cette forme qu’il devient une vibration hypnotique. C’est pour cela que le Kiai peut être également silencieux. Il implique, avant tout, une décision active de l’esprit. Il est le résultat de la maîtrise de la respiration et de celle de l’esprit.
Le KIME. Il est le rassemblement de toutes les forces physique et psychique du corps sur un point.
Le KIME traverse tout ce qui fait obstacle. Alors que le coup lui-même s’arrête, le Kime continue. Il est accentué par la technique du poing à l’impact qui sera vu ultérieurement.
Méditation, zen et purification. L’idée profonde est que c’est seulement par l’union de cette pratique avec celle énumérée plus haut que l’on peut atteindre la force vitale subtile qui ouvre l’esprit et permet l’illumination.
Encore aujourd’hui, les principaux maîtres continuent à transmettre réellement leur savoir du Karaté-Do. L’enseignement profond n’est encore prodigué qu’à de rares initiés. L’accès aux véritables sources traditionnelles est donc extrêmement difficile. De plus, l’art est encore profondément imprégné de la mentalité japonaise, qui n’éprouve pas le besoin d’enseigner ou d’expliquer en enseignant un langage d’analyse et de concepts.
Les maîtres japonais se réfugient derrière une maxime : « Le non enseignement est le seul enseignement qui conduit à la compréhension intérieure d’être libre, sans avoir à affronter les définitions subjectives et incomplètes des mots ».
Ceci prend tout son sens lorsque le maître inclus dans son enseignement la pratique de la maîtrise mentale et spirituelle par le zen, comme l’enseigne le maître GOUAIDA.
"Personne au monde ne peut rivaliser avec moi car je ne suis en compétition avec personne dans le monde entier" LAO TSEU